Finances Publiques : La DGTCP affiche un solde déficitaire à la mi-mai 2026
Finances Publiques : La DGTCP affiche un solde déficitaire à la mi-mai 2026 KINSHASA – Le Trésor public congolais traverse une zone de turbulences. Selon les derniers chiffres arrêtés à la mi-mai par la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), l’exécution du budget de l’État laisse apparaître un déficit supérieur à 600 milliards de Francs Congolais (CDF), marqué par une accélération des dépenses face à des recettes encore en deçà des prévisions annuelles. Un écart budgétaire marqué Le tableau de bord des finances publiques révèle une situation contrastée. Au 22 mai 2026, les flux financiers se présentent comme suit : Recettes mobilisées : 1.121,4 milliards de CDF. Dépenses exécutées : 1.771,8 milliards de CDF. Solde intérieur : -650,4 milliards de CDF. Cet écart s'explique notamment par une pression accrue sur les charges régaliennes de l'État en ce deuxième trimestre, alors que le pic de collecte des impôts directs (notamment l'échéance sur les bénéfices et profits) appartient déjà au passé immédiat ou reste à consolider. Analyse des flux : Des dépenses sous pression Si les recettes témoignent d'un effort de mobilisation constant de la part des régies financières (DGI, DGDA et DGRAD), c'est du côté des dépenses que le curseur s'affole. Plusieurs facteurs expliquent ce volume de 1.771 milliards de CDF : La masse salariale : Le paiement régulier des fonctionnaires et agents de l'État demeure le premier poste de dépense, non compressible. Sécurité et Défense : Dans un contexte de stabilisation de l'Est, les fonds alloués aux opérations militaires et à la logistique sécuritaire pèsent lourdement sur la trésorerie. Investissements prioritaires : Le gouvernement a maintenu le cap sur certains chantiers d'infrastructure, injectant des liquidités pour éviter l'arrêt des travaux. Quelles perspectives pour la fin du mois ? Le déficit actuel de 650 milliards de CDF oblige la DGTCP à une gymnastique financière rigoureuse. Pour combler ce gap sans recourir à la planche à billets — une ligne rouge pour la stabilité du taux de change — le Trésor mise sur deux leviers : Les Bons du Trésor : Un recours accru au marché financier intérieur pour lever des fonds à court terme. La régulation des dépenses : Un pilotage plus serré des engagements non prioritaires pour la fin du mois de mai. "La situation à mi-mai reflète une accélération saisonnière des dépenses de souveraineté. L'objectif est maintenant de stabiliser ce solde d'ici la clôture mensuelle pour préserver les équilibres macroéconomiques", confie une source proche du Ministère des Finances. La publication du rapport définitif à la fin du mois permettra de déterminer si l'État a réussi à redresser la barre ou s'il devra s'appuyer davantage sur ses réserves de change. Rédaction DGTCP / Finances-Presse
Samedi 23 mai 2026
